Blog SYMETAL 38

Ruptures Conventionnelles Collectives : à manier avec précaution

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Pour la CFDT, la gestion de l’emploi doit en priorité passer par la négociation. Avec l’ordonnance relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail, qui s’inscrit dans la continuité de l’accord sur la sécurisation de l’emploi de 2013, la négociation devient le vecteur privilégié pour faire face aux mutations de l’activité et de l’emploi.

Ainsi, nous avons souhaité l’unification des divers accords primant sur le contrat de travail (par exemple les accords de compétitivité, de maintien de l’emploi…) en un modèle unique dit de « performance collective» : celui-ci priorise l’intérêt collectif et le maintien dans l’emploi, pour faire face aux transformations nécessaires des entreprises.

En revanche, les Ruptures conventionnelles collectives (RCC) empruntent une logique inverse: celle de la suppression des effectifs sans recherche de solutions alternatives. De surcroît, elles risquent de cibler particulièrement les seniors, plus fragiles sur le marché du travail. Néanmoins, le recours aux RCC est sécurisé par l’obligation d’un accord majoritaire: nous devons donc être exigeants sur leurs conditions de mise en oeuvre.

9 avril 2018 |

Les nouvelles classifications dans la métallurgie

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Au bout d’un an et demi de négociation de la convention collective entre les syndicats et les employeurs, il intéressant de noter qu’une étape importante a été franchie. Nous nous sommes mis d’accord sur un nouveau système de classifications des emplois. Le texte est maintenant en réserve en attendant la fin des négociations sur les autres thèmes.

Les emplois pourraient être classés à l’aide d’une grille contenant six critères (autonomie, responsabilité – dont la coopération, complexité de l’activité, connaissances requises, communication et contribution). Toutes les activités mises en oeuvre dans votre emploi seront valorisées et vous serez consultés sur la fiche descriptive.

Les négociations de l’ensemble des autres thèmes devraient se terminer à la fin 2018, voire en 2019. Les entreprises disposeront d’une période maximale de deux années pour mettre en place le nouveau système si l’accord venait être signé à l’issue des négos.

La CFDT a obtenu des avancées. Lire notre tract complet  sur les enjeux et ce que nous avons obtenu : Tract_CFDT_Classifications-2018-métallurgie.

25 janvier 2018 |

Caterpillar : l’usine Française respire, la Belgique sous le choc

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Le site de Caterpillar à Grenoble respire après l’annonce faite aux élus CE le 2 septembre 2016 de la fermeture de son usine de production de Gosselies, implantée en Belgique. Selon Charles Michelle, le Premier ministre fédéral belge, il s’agit d’« une décision brutale et un drame social ». En effet, 2.200 emplois directs sont concernés et de nombreux emplois indirects s’y ajouteront.

Cependant, pour les sites basés en Isère (Grenoble et Échirolles), c’est un sentiment de soulagement qui domine étant donné les enjeux économiques et sociaux liés à ce type d’annonce. Les usines sont en compétition à l’intérieur du groupe, notamment en Europe. Finalement, cette décision renforcera à terme la position de leadership de Caterpillar Grenoble pour la zone euro. Par conséquent, nous pourrions bénéficier en partie d’une nouvelle répartition d’activités du constructeur américain.

Selon le communiqué de presse du management, « cette annonce est liée au plan mondial de restructuration et de réduction des coûts annoncé par Caterpillar en septembre 2015 ». Le groupe avait fait part de son intention de supprimer 10.000 emplois dans le monde, soit 9% de ses effectifs et de fermer une vingtaine de sites.

Nous savons aujourd’hui qu’une partie de la charge de l’usine de Gosselies sera rapatriée sur Grenoble. Par contre, en même temps, une autre part de la production actuelle sera relocalisée aux Etats-Unis. Grenoble lâche l’activité concernant la mécano-soudure. Nous anticipons donc un plan de départs volontaires d’environ 100 personnes dans les mois à venir dont l’objectif visera probablement à ajuster la structure aux décisions prises. La CFDT mettra tout en oeuvre pour veiller à la reconversion interne des salariés concernés par le biais de l’accord GPEC (signé par notre organisation syndicale).

Enfin, nous espérons que la compagnie privilégiera dans ce plan les départs à la retraite ou en pré-retraite dans le but de limiter l’impact social. Nous veillerons à négocier des mesures optimales pour que le PDV soit une opportunité à saisir auprès des salariés porteurs d’un projet personnel ou professionnel externe. Nous ne cautionnons pas les décisions stratégiques défavorables à l’emploi et aux salariés, mais nous souhaitons nous donner les moyens d’assurer des accompagnements constructifs afin d’assurer et garantir la sécurisation des parcours professionnels.

5 septembre 2016 |

Le guide de l’entretien professionnel

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L’entretien professionnel, une occasion pour l’entreprise et le salarié de porter un regard sur l’avenir et d’identifier ensemble les actions de développement des compétences utiles au projet professionnel du salarié et à la performance de l’entreprise. Cet entretien se distingue de l’entretien d’évaluation qui permet de faire le bilan de l’activité du salarié, de ses objectifs et d’évaluer sa performance et/ou son potentiel.

Si la conduite de l’entretien d’évaluation n’est pas obligatoire, toutes les entreprises, quel que soit leur effectif, sont tenues, depuis la loi du 5 mars 2014, de proposer et réaliser cet entretien professionnel. Il doit avoir lieu au minimum tous les 2 ans à compter de la date d’embauche du salarié. Pour les salariés présents dans l’entreprise au moment de l’entrée en vigueur de la loi, l’entretien professionnel doit avoir lieu au plus tard le 7 mars 2016.

Le Guide consacré à l’entretien professionnel est en libre accès sur le site de l’Observatoire de la Métallurgie (www.observatoire-metallurgie.fr).

10 février 2016 |

La CFDT, une centrale syndicale dite « réformiste »

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Le syndicalisme réformiste est une pratique syndicale qui tend à obtenir des avancées pour les salariés par le jeu du dialogue et de la négociation. En ce sens, elle s’oppose à ce que certains appellent le « syndicalisme contestataire » (ou syndicalisme de lutte), et au syndicalisme révolutionnaire. Historiquement, le réformisme politique vise à la transformation sociale progressive par la loi et refuse par principe la logique de lutte des classes.

La CFDT a fait le choix d’un syndicalisme d’adhérents ! De nombreux adhérents, c’est la garantie de toujours être en prise avec ce que vivent les salariés au quotidien, à tous les niveaux. C’est construire collectivement nos revendications (développer l’écoute et faire des propositions), c’est assurer le renouvellement de nos collectifs, c’est encore préserver notre autonomie et aussi garantir le financement de nos activités.

Dans le cadre du rapport de force, le syndicalisme réformiste dispose de plusieurs formes d’actions qui sont complémentaires et se combinent :

  • Rassembler un nombre important d’adhérents afin de peser sur la société (syndicalisme de masse).
  • Ne pas exclure la grève, mais ne désirant la mettre en pratique que dans des cas extrêmes, une telle approche estime que la simple menace de grève peut établir le rapport de force nécessaire aux négociations.
  • La négociation avec le patronat, soit lors de rencontres régulières, soit lors d’une période de tensions (autour de la grève).

Les élus et mandatés sont les acteurs essentiels du dialogue social dans les Institutions Représentatives du Personnel (IRP). Et vous, avez-vous déjà pensé à vous syndiquer ?

21 septembre 2015 |
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