Blog SYMETAL 38

Négociation TEGA RMH Isère et Hautes Alpes

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La CFDT est signataire de l’avenant du 21 février 2018 lié à la Convention Collective des Mensuels des Industries des Métaux de l’Isère et des Hautes-Alpes du 1er octobre 2001. Il fait référence aux TAUX EFFECTIFS GARANTIS ANNUELS applicables à l’année civile 2018 et REMUNERATIONS MINIMALES HIERARCHIQUES applicables à compter du 1 er mars 2018.

Nous avons obtenu cette année :
– Augmentation TEGA : +1.45%
– La valeur du point utilisée pour la détermination des seules bases de calcul de la prime d’ancienneté (Rémunérations Minimales Hiérarchiques – RMH) et s’appliquant aux primes d’ancienneté est fixée à 4,79 euros pour un horaire de 35 heures hebdomadaires, soit ~ 0.7%
– L’indemnité de panier prévue à l’article 22 de la convention collective du 1 er octobre 2001 a été portée à 6,35 € pour l’année 2018, compte tenu de l’évolution du montant du minimum garanti prévu par l’article L 3231-12 du code du travail et servant à son calcul.

Les entreprises devront vérifier qu’aucun de leur collaborateur mensuel n’aura reçu, au titre de l’année 2018, une rémunération brute inférieure aux valeurs annuelles convenues en fonction du coefficient. S’il s’avérait qu’un ou plusieurs mensuels a ou ont reçu une rémunération brute inférieure, l’entreprise devrait opérer un rappel. Dans tous les cas, l’entreprise est tenue à l’application des dispositions légales en matière de SMIC.

L’UDIMEC évalue que de 100 à 120 salariés sur les 52 000 que compte la métallurgie en Isère sont positionnés sur le coefficient 140. Nous avons demandé la suppression de ce coefficient à l’embauche et un passage des salariés concernés directement à 155, mais nous n’avons pas obtenu gain de cause.

La CFDT a également demandé d’obtenir une réunion spécifique égalité Femmes-Hommes afin d’avoir des statistiques départementales sur les pratiques d’entreprises. L’UDIMEC a validé ce point après le soutien de toutes les autres OS sur cette revendication.

NB : toutes les OS représentatives sont signataires de cet avenant.

2 mars 2018 |

Le saviez-vous ? transports collectifs et plan de mobilité

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Les trajets domicile-travail gérèrent fatigue et stress au quotidien. Ils représentent un coût et du temps souvent perdu, soit un ensemble de facteurs négatifs qui impactent la vie des salariés. Depuis le 1er janvier 2018, les entreprises comptant plus de 100 salariés sur un même site et sur un territoire de plus de 100 000 habitants, doivent se doter d’un plan de mobilité !

Pour ce faire, elles peuvent bénéficier du soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Rendue obligatoire par la loi d’août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, cette mesure vise à « améliorer la mobilité du personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage ».

Les salariés ont donc tout intérêt à réclamer la mise en oeuvre de ce plan d’action : non seulement pour trouver localement des alternatives à la voiture individuelle, mais aussi afin d’élargir la réflexion sur les temps de transport, les horaires et l’organisation du travail et du télétravail dans les entreprises.

19 février 2018 |

Une nouvelle définition de l’entreprise ?

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La CFDT milite avec vigueur pour que l’objet social de l’entreprise soit étendu. Ce dernier fait référence à deux articles du Code civil – 1832 et 1833 – qui fondent la définition même de ce que nous entendons par « entreprise » aujourd’hui. Nous poussons pour qu’elle ne se limite pas à la recherche de la seule rentabilité à court terme et que le travail retrouve une place centrale, ce qui suppose de donner plus de poids aux salariés et à ceux qui les représentent ».

Les principaux axes que nous souhaitons faire avancer portent sur donc le renforcement de la présence de représentants des salariés dans les conseils d’administration, un meilleur partage des fruits de l’entreprise et l’orientation de l’épargne salariale pour aller vers un monde durable, une redéfinition de l’entreprise et surtout de son rôle.

L’enjeu ? Faire émerger par la réflexion des modèles d’entreprises allant dans le sens du respect de l’environnement ou d’un comportement social ambitieux. Suite aux annonces récentes du gouvernement sur le sujet, nous y voyons des opportunités pour faire évoluer l’entreprise et sa gouvernance. Notre fédération (FGMM) en a profité pour organiser fin janvier 2018 une session de recherche avec l’Institut des sciences sociales du travail sur le thème : « à qui appartient l’entreprise ? ».

11 février 2018 |

Les nouvelles classifications dans la métallurgie

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Au bout d’un an et demi de négociation de la convention collective entre les syndicats et les employeurs, il intéressant de noter qu’une étape importante a été franchie. Nous nous sommes mis d’accord sur un nouveau système de classifications des emplois. Le texte est maintenant en réserve en attendant la fin des négociations sur les autres thèmes.

Les emplois pourraient être classés à l’aide d’une grille contenant six critères (autonomie, responsabilité – dont la coopération, complexité de l’activité, connaissances requises, communication et contribution). Toutes les activités mises en oeuvre dans votre emploi seront valorisées et vous serez consultés sur la fiche descriptive.

Les négociations de l’ensemble des autres thèmes devraient se terminer à la fin 2018, voire en 2019. Les entreprises disposeront d’une période maximale de deux années pour mettre en place le nouveau système si l’accord venait être signé à l’issue des négos.

La CFDT a obtenu des avancées. Lire notre tract complet  sur les enjeux et ce que nous avons obtenu : Tract_CFDT_Classifications-2018-métallurgie.

25 janvier 2018 |

Repenser l’entreprise et la participation des salariés

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L’entreprise, quelle que soit sa taille, est un acteur incontournable de l’activité économique. Elle a de multiples dimensions : lieu de création de richesses, collectif humain, communauté de travail, espace de démocratie sociale, lieu de l’investissement productif. Son projet ne peut se résumer à une recherche d’intérêts financiers de court terme. Rééquilibrer travail et capital est nécessaire. Si le capital est nécessaire et le rôle des actionnaires important pour la bonne marche de l’économie, la stratégie de l’entreprise ne peut faire abstraction du fait que la création de valeur est l’oeuvre d’un collectif de travail s’inscrivant dans un environnement et un territoire. L’entreprise, en tant que projet commun fédérateur, doit être réhabilitée et réappropriée par ceux qui la font vivre.

Il est nécessaire de repenser les finalités de l’entreprise. Il s’agit également de renforcer les formes de démocratie dans l’entreprise et de redonner au travail la place centrale qu’il doit occuper. Dans ce cadre, l’approche de la participation doit être globale et inclure tant la participation aux résultats qu’une meilleure participation des travailleurs aux décisions qui les concernent. La « codétermination à la française » qui permet un meilleur partage du pouvoir et une gouvernance plus coopérative est-elle une voie à rechercher ? Pour nous, la codétermination est une idée porteuse d’avenir qui doit trouver sa place dans la loi.

4 janvier 2018 |
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